L'homme armé, une messe pour la paix

 

Les origines : une chanson de la Renaissance

« L’HOMME ARMÉ » est un chant profane de la Renaissance écrit entre 1450 et 1463. Sa mélodie populaire fut souvent réutilisée par les compositeurs pour mettre en musique les textes latins qui composent l’ordinaire de la messe.

Plusieurs théories existent pour tenter d’expliquer l’origine et la popularité de la chanson. Selon certains musicologues, L’HOMME ARMÉ serait en réalité l’archange saint Michel.

Le compositeur : Karl Jenkins

Karl William JENKINS est né le 17 février 1944 sur la péninsule de Gower (Pays de Galles).

  • Il commence sa carrière musicale comme hautboïste dans l’Orchestre National des Jeunes du Pays de Galles.
  • Il étudie la musique à l’école supérieure de Londres à la Royal Academy of Music.
  • Au début de sa carrière professionnelle, il est surtout connu comme musicien de jazz et de jazz-rock. Il a été notamment membre du groupe de rock progressif britannique Soft Machine à partir de 1972.
  • En tant que compositeur, sa notoriété est venue en 1995 avec le projet Adiemus, une série d’albums qui contient des airs dans le style vocalise avec, entre autre, la chanteuse ENYA.
  • Sa musique a servi à de grandes campagnes publicitaires et aux Jeux Olympiques d’Athènes.
  • C’est en 1999, pour répondre à une commande des armureries royales britanniques (ancien musée de la Tour de Londres), que Karl Jenkins écrit L’HOMME ARMÉ, une messe pour la paix composée à l’occasion du passage à l’an 2000.

« L’HOMME ARMÉ, UNE MESSE POUR LA PAIX » composée en 1999 était initialement dédiée aux victimes de la crise du Kosovo. Elle se compose de 14 pièces. Elle exprime la montée de la peur, la construction d’un conflit et l’avènement d’espoir pour l’avenir. C’est une ode à la Paix. Cette oeuvre atteint l’universalité par un choix de textes de diverses époques, de divers pays et de diverses religions, structurée par les éléments traditionnels de l’ordinaire de la messe latine. L’oeuvre est une médiation priante, chargée d’émotion, sur les guerres qui ont déchiré notre passé, surtout durant le XXe siècle. Elle nous incite donc à choisir la Paix. Elle tire son inspiration dans des textes d’origine islamique (l’appel à la prière), biblique (des psaumes), chrétienne (l’ordinaire de la Messe), ainsi que des textes de Rudyard Kipling, d’Alfred Lord Tennyson ou encore d’un survivant d’Hiroshima. L’oeuvre défend les valeurs d’humanisme, de solidarité, en racontant la guerre avec ses terribles conséquences. Elle a été présentée des centaines de fois de par le monde depuis l’an 2000.

Nous sommes heureux de vous annoncer le début des travaux de reconstruction de l’ABRI DU NEUFMOULIN  sur la route de Limes à quelques centaines de mètres de la sortie d’Orval. Bien avant la constitution de notre ASBL en 2006, ce projet nous tenait déjà à cœur. Le dossier auprès de l’urbanisme vient d’être accepté et, sans tarder, nous avons entamé les travaux dès le 27 août.  Nous espérons pouvoir inaugurer ce bâtiment le dimanche 5 octobre prochain.

Historique de cet abri

L’industrie sidérurgique poursuivie à l’abbaye d’Orval a contribué à son rayonnement et à sa richesse surtout au début du XVIIIème siècle. A cette époque, l’abbaye comportait trois sites : Le Buré d’Orval et le Dorlon d’Orval en France à proximité de Longuyon, et le site même d’Orval. La production des trois forges d’Orval surpassait alors toutes les autres en quantité et en qualité.

A Orval même, l’étang des forges (devant le château actuel) rassemblait les eaux de plusieurs étangs situés en amont de la Lamouline (en amont de l’abbaye donc). Le 26 mars 1691, il y eut rupture des digues. Les bâtiments furent inondés. Bien vite les moines y remédièrent en construisant immédiatement une digue au niveau de l’étang du Neufmoulin ou Rond-Buisson sur le cours du ruisseau le Courwez en direction de Limes. Longue de 140 m, la digue se terminait par un viaduc permettant la déviation du cours du ruisseau. En même temps , fut construit un aqueduc souterrain pour relier l’étang à celui des Forges lequel est le réservoir principal. Cet ouvrage existe toujours mais est rendu inaccessible par la Région Wallonne car l’aqueduc héberge trois variétés de chauves-souris protégées.

Face à la digue existait jusque dans les années 70 un joli bâtiment carré aux ouvertures gothiques. Ses dimensions étaient modestes (3x3m et 4 m à son faîte). Il servait de remise pour les clés des vannes et autres outils nécessaires à l’entretien de l’étang et de la digue. Par la suite, après la rupture de la digue par les français en 1940, il servit d’abri pour les usagers de la ligne des Vicinaux et pour les douaniers belges lors de leurs déplacements le long de la frontière. Celle-ci passe en effet au beau milieu du lit de l’étang. Depuis lors communément, on le dénommait « Abri des douaniers », terme impropre et que nous essayerons de vite oublier…
Ce petit bâtiment le long de la route annonçait l’approche d’Orval et rappelait en quelque sorte le passé sidérurgique de l’abbaye. Sa disparition progressive fut tristement ressentie par les gens de la région. Jusqu’aujourd’hui ne persistaient que les sub-constructions et les traces d’un foyer. Le tout recouvert par la végétation.

 orval histoire reconstruction abbaye

L’architecture d’Orval n’est pas sortie du néant. Le présent ouvrage nous donne d’assister à la naissance d’un chef d’œuvre dont la réalisation a pris plus de vingt ans. […]

Plus d’une fois les moines qui vivaient au milieu de ce vaste chantier se sont posé des questions. En quelle galère se trouvaient-ils embarqués ? Plus tard, on n’a pas manqué de s’interroger aussi à propos de ce décor majestueux. Respecte-t-il vraiment la simplicité cistercienne ? Faut-il pardonner aux constructeurs leur audace ? A moins que finalement leur œuvre ne trouve sa justification dans le flot continu de personnes qui aiment venir prier en ce lieu et y trouvent une réponse à leur soif de silence, d’intériorité et de beauté authentique. […]

Ce livre lève le voile sur l’œuvre audacieuse que fut la reconstruction de l’actuel monastère d’Orval. La vraie vie réclame toujours de l’audace !

Lode VAN HECKE
Abbé d’Orval

Aux Éditions Weyrich
En vente au magasin de l'abbaye d'Orval

Bernard de MONTGAILLARD
L’histoire mouvementée d’un grand abbé d’ORVAL

bernard de montgaillard 350

En pleines guerres de religions en France au XVIe siècle, dans un climat de violences civiles, c’est la rue qui fait la politique. Occupant les espaces publics, des religieux fondamentalistes, par leurs prêches de haine, mèneront à deux régicides en vingt ans. Que ce soit pour Henri III ou son successeur, le bon roi Henri, c’était chaque fois l’intolérance qui armait son moine assassin !

Montgaillard a la fougue de la jeunesse sans y prendre la vraie mesure des dégâts que peut faire son verbe haut, bien plus redoutable que son épée à deux mains qu’il exhibe dans les processions.

En toute circonstance, nous apparaît alors un être impulsif, mais toujours maître de lui, de constitution robuste puisque capable de supporter longtemps chez les Feuillants l’insupportable des régimes insensés, démesuré dans tout ce qu’il entreprend, pratiquant toujours la force que revendique son blason, que rien ne peut déstabiliser vraiment, qui ne passe nulle part inaperçu et qui a, dans l’adversité, un art de rebondir tout à fait singulier. Osons même le terme, un art venu d’ailleurs.

Tel quel, Montgaillard a tous les ingrédients pour entrer dans la légende qui lui assurera à jamais une place de choix dans les mémoires.

L’abbaye d’Orval et l’ASBL « Aurea Vallis et Villare » ont été des partenaires particulièrement enthousiastes dans l’édition de ce livre qui évoque assez fidèlement une importante page de l’histoire de l’abbaye d’Orval.  Lors de ses prochaines NOCTURNES  organisées dans les ruines de l’abbaye médiévale (  8 au 10 août 2013) , les membres de l’asbl « Aurea Vallis et Villare »  en feront le fil conducteur dans l’évocation de la biographie de cet illustre abbé qui  , durant son abbatiat de 1605 à 1628, contribua à faire d’Orval un monastère rayonnant tant sur le spirituel que sur le temporel.

Avant-propos

hugues rogier
L'auteur
Licencié en philosophie et lettres, et une fois sa carrière d’enseignant terminée, Hugues Rogier en est arrivé à l’heure des bilans. Ceux de Montgaillard, à ce propos, lui ont paru exemplatifs: une vie en constante évolution au gré des rencontres, des valeurs qu’on se donne, des leçons que l’on tire des expériences, des regrets souvent, parfois même de stériles remords. Tous les saints n’ont pas bien commencé. Mais leur point commun, c’est qu’ils ont tous bien fini.

À aimer l’abbaye d’Orval comme la plupart des Gaumais dont je suis, j’ai voulu lui rendre hommage en écrivant la biographie de Montgaillard, un de ses plus illustres pères abbés. J’exprimais ainsi  un merci amical à la Communauté actuelle qui abrita pendant de longues années les trois jours de réflexion de nos classes terminales d’humanités. Mais plus généralement, au-delà de ma propre gratitude, je voulais exprimer celle d’une région qui sait ce qu’elle doit à ses moines depuis toujours.
Rien de plus au départ, mais rien de moins non plus.
L’exercice s’annonçait facile: il fut difficile. Le personnage, talentueux et hors normes, avait l’opacité de ses contradictions, de son souci réel de sainteté et de ses options pas toujours très catholiques qui l’étaient pourtant tout à fait pour l’époque. Car tuer au nom de Dieu n’avait pas alors de quoi effrayer des moines soldats qui, plus qu’en prière dans leur cloître, défilaient dans les rues à réclamer la déchéance du roi (et dans l’intimité, pourquoi pas son élimination physique ?).
Or c’était bien une demande pressante du Concile de Trente que les moines restent dans leur monastère. C’est dire dans quel délabrement moral pouvaient se trouver certains monastères. Ajoutez à la complexité du personnage celle d’une époque qui était loin d’être celle d’un long fleuve tranquille puisqu’en pleine guerre de religion en France et voici un simple spectateur des imbroglios politiques prêt à en devenir un acteur très agissant. La force de ses armes ? Ce n’est pas cette épée à deux mains qu’il exhibe dans certaines manifestations, mais la puissance de son verbe que le roi Henri III a remarquée à Paris, que l’Archiduc Albert remarquera plus tard à Bruxelles. L’humaniste Juste Lipse loue son éloquence dans une épître qu’il lui consacre, un professeur de médecine fait le déplacement de Louvain chaque fois qu’il prêche à Bruxelles et les gens fortunés envoient leurs valets s’assurer leurs chaises en les occupant parfois trois heures à l’avance.
Au départ, je connaissais de lui  ce qu’en disent les clichés: on a appelé Montgaillard le petit Feuillant, le valet de la Ligue, le deuxième fondateur d’Orval … Quand on a dit cela, on a tout dit et, en même temps, on n’a rien dit. Ces trois moments de sa vie sont tellement contradictoires qu’ils témoignent chez lui d’une rare évolution, en langage spirituel, parlons plutôt d’une véritable conversion. Or la sainteté est bien l’objectif premier de toute vie humaine, comme l’a rappelé  le Concile de Trente qui se termine quand naît Montgaillard.
C’est comme moine qu’il compte bien faire son salut. Et c’est précisément eux qu’attaquent avec virulence les protestants, les trouvant particulièrement mondains. Ces monastères aux mœurs relâchées existent. Mais c’est chez les Feuillants, que réforme Jean de la Barrière dans un ascétisme pur et dur, qu’ira le jeune Bernard. Ses homélies déplacent des foules et suscitent des conversions: il obtiendra une dérogation spéciale du pape pour recevoir l’ordination sacerdotale à 19 ans alors que le concile venait d’en fixer l’âge minimum à 25. Et quand on lui offrira trois évêchés, il les refusera avec un même détachement des biens matériels.
A mes yeux, le personnage était donc crédible dans toutes ses démarches; il ne manquait à Montgaillard que la parole. Je la lui prêterais.

De là ce travail.

Hugues Rogier

Orval - Le Val d'Or depuis la nuit des temps

Une nouvelle édition de l'Histoire de l'abbaye d'Orval par le père Paul-Christian Grégoire vient de sortir de presse aux Editions "La Serpenoise" de Metz.
Ce volume est de format 16x24 cm et comprend 328 pages d'une écriture agréable. Afin d'en rendre la lecture encore plus aisée, l'association "Aurea Vallis et Villare" a collaboré en proposant de nombreuses photos inédites puisées dans les archives de l'abbaye ou réalisées par ses membres ou des amis de l'association. Deux cahiers photos en quadrichromie ainsi que de nombreuses photos Noir & blanc parsèment donc la lecture de cet intéressant ouvrage de référence.
Par rapport à l'ancienne édition de 2002, aujourd'hui épuisée, l'auteur garde le même cheminement mais en allégeant sensiblement le texte tout en préservant la qualité historique, éprouvant travail réalisé par lui-même mais aussi par son frère Charles. Le père Grégoire rend hommage à l'ouvrage de référence de l'abbé Nicolas Tillière, considéré comme le premier grand historien d'Orval (Edition 1897).

On peut d'ores et déjà se procurer ce beau volume, au prix de 28,00 EUR, à la librairie de l'abbaye d'Orval ou auprès de l'association "Aurea Vallis et Villare" via le présent site.
Comment commander ce livre ?
Il suffit de verser la somme de 25,00 EUR + 4,50 EUR (pour envoi postal sécurisé) soit 29,50 EUR sur le compte de l'asbl Aurea Vallis et Villare 068-2468974-60 (IBAN: BE73 068-2468974-60 * BIC: GKCCBEBB) en indiquant en communication vos nom, prénom ainsi que l'adresse de livraison.